Toussaint : la vie avec Dieu.

 

 

La conception de la mort dans notre contexte va jusqu' au sommet de la croix où la mort avec Jésus reçoit une autre signification. La dynamique qui fait la force du chrétien est cette vision de la vie de l'homme qui ne voit plus la mort physique comme la fin de tout. Ce long et douloureux cheminement conduit à l'espérance de la vie future. Le vide entretenu par l'idée qu'un homme est un trésor ne peut être dissipé par aucun sentiment. Cependant, la prière ouvrant les horizons de la vie au delà de la terre libère le cœur d'une nostalgie désespérée.  Contre l'amertume, la foi est un remède. À la fois tragique et libératrice, la mort est une nécessité poignante qui donne à la vie son sérieux. L'arrachement inexorable, souvent brutal ou prématuré, d'un être cher est navrant ; il vaut un deuil. En revanche, la fin des combats et des peines qui mène au repos est consolante. Elle mérite une fête, une fête qui exalte la permanence de la vie. 

 

Dans notre culture, toute existence humaine est tendue avec la plénitude de la vie.

 

 Cette plénitude da la vie est au cœur de la vie chrétienne. L'homme est un être constitué par un ensemble de relations : avec le monde naturel, social.  Bien que limité, il est porté par le besoin de croître vers le plus. Ce désir de se dépasser et dépasser ses limites l'ouvre à la transcendance. L'homme veut communier avec le transcendant comme Bien suprême. Car il prend conscience que c'est le suprême qui garantit cette plénitude de la vie. C'est donc dans la religion comprise comme liée au sacré et aux fondements qui font vivre l'homme, tout l'homme, que se manifeste cette vision du monde, de Dieu et de l'homme. Ce suprême occupe une place à part. Il est le créateur des hommes et des choses avec ou sans intermédiaire. De lui dépendent la vie et l'existence des hommes comme des choses. La nomination de ce suprême est le premier moment de cette relation. Mais cette nomination n'est pas une limitation, ni une personnalisation à proprement parler, qui donnerait à l'homme pouvoir sur Dieu.

 

Père Aymar